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Le 5 juin 2026, l’UNESCO a officiellement désigné l’agglomération de Québec et Wendake « région de biosphère », une reconnaissance internationale qui souligne l’engagement du territoire et de sa communauté envers un développement durable et équilibré.
La Région de biosphère de Québec fait partie du Réseau mondial des réserves de biosphère, une initiative de l’UNESCO qui rassemble des territoires d’apprentissage, d’innovation et d’action où l’on expérimente des solutions concrètes pour favoriser l’harmonie entre les humains et la nature.
Québec devient ainsi l’une des rares régions de biosphère en milieu fortement urbanisé dans le monde, un modèle inspirant à l’échelle nationale et internationale.
Située entre fleuve et montagnes, traversée par de grandes rivières et bordée d’une vaste ceinture forestière, la Région de biosphère de Québec se distingue par :
Dans un esprit de réconciliation avec les Premières Nations, ce caractère unique en fait un terrain privilégié pour démontrer qu’il est possible de concilier qualité de vie, vitalité économique et protection des écosystèmes.
Comme dans toutes les régions de biosphère dans le monde, le territoire s’organise en trois types de zones. Cette organisation permet d’atteindre un équilibre entre protection des écosystèmes et développement du territoire.
Un patrimoine naturel à protéger
Ces zones comprennent des milieux strictement protégés comme le parc naturel des Hauts-Fonds à Saint-Augustin-de-Desmaures, le lac et la rivière Saint-Charles traversant Québec et Wendake ou encore le parc des battures de Beauport où se trouve une zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO). Ces milieux naturels contribuent notamment à la conservation des paysages, des écosystèmes et des espèces. Elles couvrent environ 5 % du territoire.
Des milieux pour connecter avec la nature
Ces zones entourent ou avoisinent les aires centrales. Des activités compatibles avec des pratiques écologiquement saines y sont permises (agriculture biologique, écotourisme, activités de plein air respectueuses des milieux naturels, etc.). Elles peuvent renforcer la recherche scientifique, la formation et l’éducation en matière de biodiversité. Elles couvrent environ 35 % du territoire.
Des milieux de vie durables
Dans ces zones, un plus grand nombre d’activités sont possibles. La région de biosphère vise à favoriser un développement économique et humain durable sur les plans socioculturel et environnemental, en accompagnement la société civile vers un mode de vie en faveur de la pérennité écologique. Elles couvrent environ 60 % du territoire.
La désignation repose sur la mobilisation d’un large réseau de partenaires : population, organisations, institutions, entreprises, municipalités et communautés autochtones.
Dans un esprit de collaboration et de respect, la Région de biosphère de Québec :
Les régions de biosphère sont avant tout des initiatives ancrées dans leur milieu, où les solutions émergent du terrain et des collaborations.
La Ville a été accompagnée dans sa démarche par un comité de candidature :
Lors de la COP15, à Montréal, la Ville s’engage à entreprendre les démarches pour obtenir la désignation de « région de biosphère » de l’UNESCO. En parallèle, elle entame l’élaboration de sa première Stratégie en faveur de la biodiversité.
À travers la démarche de participation publique concernant la Stratégie en faveur de la biodiversité 2025-2035, la population est invitée à s’exprimer sur le projet de région de biosphère par le biais d’une consultation en ligne.
Pour soutenir la démarche et plusieurs autres planifications stratégiques de la Ville, différents exercices de collectes de données sont réalisés. Des rencontres permettent de renforcer les liens avec d’autres régions de biosphère du Québec, du Canada et à l’international.
Le comité de candidature rassemblant neuf organisations majeures du territoire, en plus de la Ville, prend forme. L’objectif de ce comité est d’orienter stratégiquement la candidature.
La Ville tient deux rendez-vous de mobilisation pour alimenter les réflexions autour de la candidature et engager les acteurs clés régionaux. Ces rendez-vous réunissent près de 60 organisations issues des domaines de l’environnement, de la conservation, de la recherche et de l’enseignement, du développement économique, des nations autochtones, du communautaire, du réseau UNESCO, etc.
La Ville de Québec a le privilège de présenter son projet de candidature lors de la séance d’ouverture de la conférence EuroMAB 2024, en Allemagne. Cet événement international a rassemblé des représentants de plus de 300 régions de biosphère de l’UNESCO d’Europe et d’Amérique du Nord.
Alimentée par le fruit des diverses démarches de consultation, la Ville rédige un dossier de candidature et un projet de plan de gestion, colonne vertébrale de la future Région de biosphère de Québec.
C’est le grand jour! La candidature de Québec est officiellement entre les mains de la Commission canadienne pour l’UNESCO en vue d’une analyse et d’une désignation souhaitée en 2026.
L’agglomération de Québec et Wendake sont reconnues comme région de biosphère de l’UNESCO après une décision du Conseil international de coordination du Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB) rendue le 5 juin 2026, au Paraguay.
La Région de biosphère de Québec devient la 5e au Québec et la 20e au Canada.
Les régions de biosphère, aussi appelées réserves de biosphère ailleurs dans le monde, sont des territoires reconnus par l’UNESCO comme étant des « lieux d’apprentissage du développement durable » où des solutions locales innovantes sont trouvées pour que les humains et la nature puissent prospérer ensemble.
Ces sites d’exception visent à concilier la conservation de la biodiversité et le développement durable. Ils permettent de concevoir, de mettre à l’essai et de promouvoir des innovations de différents domaines en la matière.
Le Réseau mondial des réserves de biosphère comprend 759 régions de biosphère dans 136 pays. Environ 257 millions de personnes y vivent. Le Canada en compte 19, dont 4 au Québec.
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